L’Iran conteste la participation des États-Unis au Conseil des gouverneurs de l’AIEA

Téhéran soutient que les attaques américaines présumées contre l’Iran compromettent l’éligibilité de Washington et créent un conflit d’intérêts

Published: 18 sept. 2026, 23:11Updated: 18 sept. 2026, 23:11
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L’Iran conteste la participation des États-Unis au Conseil des gouverneurs de l’AIEA
Summary

L’Iran a rejeté la participation des États-Unis au Conseil des gouverneurs de l’AIEA, affirmant que les attaques américaines présumées contre l’Iran créent un conflit d’intérêts et violent les principes qui sous-tendent le statut de l’AIEA. La revendication et les allégations connexes sont rapportées uniquement par l’intermédiaire du compte rendu officiel iranien présenté dans les éléments fournis et ne sont pas vérifiées de manière indépendante.

L’Iran a rejeté la désignation des États-Unis comme membre du Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), affirmant que les actions militaires présumées de Washington contre l’Iran sont incompatibles avec le statut de l’AIEA et les principes de la Charte des Nations unies.

Dans une déclaration publiée lors de la 70e Conférence générale de l’AIEA, le 17 septembre, la délégation iranienne a déclaré que la participation des États-Unis permettrait à un pays accusé de violer le droit international de prendre part à des décisions directement liées à sa propre conduite. Téhéran a qualifié cette situation de conflit d’intérêts structurel susceptible d’affaiblir l’impartialité du Conseil et de nuire davantage à la confiance accordée à l’Agence.

La délégation iranienne a cité des dispositions du statut de l’AIEA exigeant que l’Agence et ses membres agissent conformément aux buts et principes des Nations unies et promeuvent la paix, le désarmement et l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire. Elle a soutenu que l’éligibilité au Conseil des gouverneurs ne devrait pas être évaluée uniquement sur la base des capacités technologiques, mais aussi au regard du respect des obligations statutaires et d’une conduite de bonne foi.

La déclaration iranienne a affirmé que les États-Unis avaient mené de vastes attaques contre l’Iran en 2025 et 2026, dont 18 vagues de frappes — avec Israël — contre des installations nucléaires iraniennes soumises aux garanties. Elle a également affirmé que 168 enfants avaient été tués lors d’une attaque contre une école à Minab. La déclaration a décrit ces allégations comme de graves violations de la Charte des Nations unies, du droit international et du statut de l’AIEA, et a appelé à la suspension de la participation des États-Unis en vertu de l’article XIX(b) du statut.

Les éléments disponibles consistent en un compte rendu de l’agence de presse officielle iranienne IRNA résumant la déclaration de la délégation iranienne. Les allégations concernant les attaques militaires, les victimes, le statut juridique des frappes et la validité formelle de la décision relative à la participation des États-Unis ne sont pas établies de manière indépendante dans les éléments fournis. Le rapport confirme la position de l’Iran et sa demande, mais ne montre pas si l’AIEA ou d’autres États membres ont accepté cette interprétation juridique, ni si une procédure de suspension a été engagée.